L’amitié, selon Jésus

Avoir – et être – un bon ami profite aux deux personnes impliquées. En Jésus, nous avons l’exemple parfait d’un ami.

Dans le roman à succès Out Stealing Horses, du Norvégien Per Petterson, Trond (personnage principal et narrateur de l’histoire) raconte un beau souvenir de son enfance : regarder son père travailler côte à côte avec son ami, Franz, à couper des arbres dans la forêt luxuriante.

Trond se souvient avec grande joie de Franz, qui a invité son père à le rejoindre près d’un gros arbre pour qu’ils l’abattent ensemble. Puisqu’ils soutenaient le même rythme et synchronisaient leurs coups de hache, on n’entendait qu’un seul bruit sec chaque fois. Trond pouvait voir qu’ils aimaient travailler ensemble, car les deux souriaient et riaient. Dans son livre, Trond avoue qu’il aurait aimé avoir un ami comme Franz avec qui faire des projets, utiliser sa force, rire et couper des arbres près de la rivière.

Comme Trond, nous aspirons presque tous à ce type de relation, dans le cadre de laquelle on travaille et on vit ensemble. Nous souhaitons des relations profondes avec des gens qui nous connaissent vraiment et nous acceptent. Nous désirons ardemment des amitiés solides qui savent nous motiver à donner le meilleur de nous-mêmes.

Lire Jean 15.12-17

Avant d’ouvrir la Bible, demandez au Saint-Esprit de vous révéler ce qu’il veut que vous appreniez de ce passage, en notant vos premières impressions. Vous posez-vous des questions? Êtes-vous dérouté par quoi que ce soit? Quels versets se rapportent à votre situation actuelle, et comment vous parlent-ils?

Notre désir d’entretenir des amitiés riches et réciproques n’indique pas que nous souffrons de codépendance malsaine ou d’un manque d’autonomie, mais il émerge plutôt du cœur de notre Créateur. Dieu nous a faits pour que nous nous donnions corps et âme aux autres et que nous recevions ce même cadeau en retour. Nous n’avons pas été créés pour vivre en ermites; nous avons besoin les uns des autres. Et Jésus a vécu ce type de relation avec ses disciples afin de leur offrir (ainsi qu’à nous) un exemple à suivre (Jn 15.2).

En lisant les paroles de Jésus, nous remarquons que les relations authentiques sont prépondérantes dans le plan de Dieu pour l’humanité. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15.13). Or, l’amour de Jésus ne faisait pas suite aux efforts des disciples. Il les voyait comme il nous voit, des amis pour qui il se donnerait complètement, sans rien retenir, jusqu’à la mort.

Puis, comme s’il voulait s’assurer que les disciples avaient bien compris les implications de sa déclaration et qu’ils ressentaient son affection, Jésus a ajouté : « Je vous ai appelés amis » (v. 15).

Dieu n’attend pas que nous soyons dignes de confiance, consciencieux ou admirables pour nous appeler amis. Nous démontrons notre amitié envers le Seigneur en lui étant fidèles (v. 14), mais à la croix, c’est lui qui nous a manifesté son amitié avant même que nous fassions une seule chose louable (v. 13).

Réfléchir

Inscrivez vos pensées dans l’espace réservé à vos notes ou dans un journal.

Lisez Ecclésiaste 4.9,10. Que gagnons-nous à vivre en relation et en harmonie avec les autres? Que perdons-nous lorsque nous vivons isolés? « Deux valent mieux qu’un, parce qu’ils retirent un bon salaire de leur travail. » Selon vous, à quoi ce « salaire » fait-il allusion, ou quel type de « salaire » pouvez-vous obtenir de vos amitiés?

Relisez Jean 15.12-17. De quelle manière les commandements de Dieu et notre obéissance influencent-ils cette amitié réciproque? En outre, Jésus distingue entre être son serviteur et être son ami. Quelles distinctions pourriez-vous établir entre ces deux types de relations? Lequel des deux mots décrit votre relation avec Jésus?

Lisez Proverbes 17.17 et 27.17. En vous basant sur ces deux versets, dressez la liste des diverses qualités d’une amitié bienfaisante. Qu’est-ce que de véritables amis s’apportent mutuellement? Que perdriez-vous si vous n’aviez pas ce type de personne dans votre vie?

Réagir

Qu’éprouvez-vous quand vous comprenez que Jésus vous considère comme son ami? Est-ce encourageant ou dérangeant de penser ainsi à votre relation avec Dieu? Qu’est-ce qui vous donne l’impression d’avoir besoin de rechercher l’amitié de Dieu?

Réfléchissez à une personne que vous appelleriez un véritable ami. Décrivez-la, ainsi que votre relation avec elle. Quelles sont certaines de ses qualités que vous croyez que vos amis vous attribueraient également? Êtes-vous conscient de domaines où vous feriez bien de lui ressembler? Que faites-vous actuellement pour nourrir une vraie amitié?

Quand vous sentez-vous seul? De quelle manière vos relations semblent-elles insatisfaisantes ou trop peu nombreuses? Comment décririez-vous le genre d’amitié dont vous avez maintenant besoin?

Récapituler

Cette semaine, prenez le temps de réfléchir aux paroles de Madeleine L’Engle : « L’amitié, comme toute chose délicate, a besoin de temps pour mûrir. Nous devons y croire, sachant que nous sommes tous des créatures humaines faillibles et imparfaites, même pour (et peut-être surtout pour) ceux que nous aimons le plus. Nous avons besoin de tolérance, de patience et d’amour. »

Mémorisez Proverbes 17.17. Que vous disent ces paroles? Comment êtes-vous appelé à aimer vos amis cette semaine? Au lieu de battre en retraite, quelles sortes de difficultés affronterez-vous pour l’amour de l’amitié?

Cette semaine, cherchez à rencontrer une nouvelle personne, quelqu’un qui pourrait devenir votre ami.

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