L’étoffe d’un missionnaire

DE STEFANI MCDADE

Don Foster parcourt à moto les routes de gravier cahoteuses du Congo. Avec son sac à dos rempli de Messager En Contact, il se dirige vers un village de pygmées mbuti où les gens n’ont jamais entendu parler de Jésus. De loin, il peut voir la fumée s’élever au-dessus des villages avoisinants, une vue courante dans une région assiégée. Choisir d’annoncer l’Évangile dans un pays attaqué par des extrémistes islamiques peut sembler suicidaire, mais il fut un temps où Don était prêt à donner sa vie pour une cause beaucoup moins noble.

Accro de la drogue et de l’alcool à adolescence, Don en est arrivé à vouloir mettre fin à ses jours. Il s’était promis que s’il voyait quelqu’un se mettre devant un bus, il le pousserait pour lui sauver la vie et prendrait sa place. C’est alors qu’il a entendu une voix lui dire : « Tu n’as pas à mourir pour quiconque. Je suis mort pour tout le monde. » C’était la première rencontre de Don avec le Dieu vivant, et sa vie en a été complètement transformée.

Peu après, Don a su que Dieu l’appelait à l’œuvre missionnaire, même s’il lui a fallu 15 ans avant de lui obéir. Devenu un homme d’affaires prospère, il écoutait un jour une prédication à la télévision. Le pasteur Stanley expliquait que beaucoup sont appelés à être missionnaires, mais qu’ils se marient, ont des enfants, achètent une maison et ne répondent jamais à l’appel. Après s’être débattu avec cette situation, Don a finalement commencé à s’abandonner à Dieu.

Durant les sept années suivantes, il a vendu tous ses biens, y compris son entreprise. Son matelas en mousse à mémoire de forme est la dernière chose qu’il a cédée. Cet objet associé aux conforts du monde des pays industrialisés tranche nettement avec les tirs de mitraillettes qu’il entend maintenant en s’endormant.

Même si Don et sa femme, Jenya, vivent à quelques kilomètres d’un village où un massacre s’est récemment produit, ils croient toujours que c’est en faisant la volonté de Dieu qu’on est le plus en sécurité. « Je ne voudrais être nulle part ailleurs, juste parce que c’est plus sécuritaire. Pour moi, ce serait mourir », confie Don.

Don poursuit régulièrement ses voyages en moto pour apporter la Parole de vie à ceux qui sont à deux doigts de la mort. Il y a toujours un autre village – une autre personne – qui a désespérément besoin d’entendre le message du salut de Christ.

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