La liberté intérieure

de John VandenOever

Chaque matin, DeShon Lawrence récite le Crédo du frère avec 400 codétenus : « Je m’engage à penser, à dire et à faire ce qu’il y a de mieux […] » Cette promesse rassembleuse favorise le respect des autres et du programme de la prison Walker State, en Géorgie. Chacun des prisonniers a demandé à l’État de participer à ce programme de réhabilitation unique de deux ans axé sur la formation du caractère.

La plupart des détenus auront complété ce programme à la fin de leur incarcération. Puis il y a des prisonniers à perpétuité comme DeShon, inadmissibles à la libération conditionnelle avant d’avoir purgé une peine de 30 ans. Incarcéré depuis 26 ans, DeShon en est à sa 6e année à Walker où il conseille d’autres hommes. « Nous changeons leur raisonnement; alors leur cœur peut aussi changer. »

Il y a longtemps, DeShon a vécu une transformation du cœur lorsqu’il a cru en Jésus à la suite des paroles d’un détenu. « Je devais être brisé […] Quand j’ai cessé de semer les semences que je n’aimais pas, j’ai vu clair. Je me suis réveillé. » Puisque le système carcéral général n’était pas propice à fortifier sa foi, DeShon a demandé en 2011 de participer au nouveau programme offert à Walker. « Je savais que c’était ce dont j’avais besoin. »

Sa journée débute à 4 h par l’écoute de la Bible sur son Messenger. « Ma grand-mère avait l’habitude de dire : “Dieu t’a donné deux oreilles et une bouche pour que tu écoutes plus et parles moins. ” Grâce au Messager, je n’ai qu’à écouter attentivement la Parole et à y obéir. »

DeShon enseigne aux détenus à être de meilleurs frères, maris et fils. Il veut qu’ils soient prêts à vivre à l’extérieur de la prison. C’est pourquoi il leur donne un cours de préparation en vue de l’obtention d’un diplôme scolaire.

L’influence de DeShon s’étend au-delà des murs; déterminé à influencer positivement son fils de 27 ans, il lui écrit régulièrement. Non seulement son fils a réussi à s’éviter des ennuis, mais il est également coordonnateur de programme pour une fondation nationale. « Je n’aurais jamais imaginé qu’il deviendrait ce qu’il est aujourd’hui », admet DeShon.

Malgré son ardent désir de sortir de prison, DeShon reconnaît que ce temps viendra. Pour l’instant, il est reconnaissant : « Si je n’avais pas été incarcéré, je serais mort. »

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