Agonie dans l’arène

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Victoire de l’obéissance

Dans l’Antiquité, des spectacles brutaux, où des gladiateurs se battaient jusqu’à la mort, se déroulaient dans des arènes. Cependant, les compétitions héroïques ne se jouent pas toutes dans des stades en pierre. L’arène où s’est déroulée la lutte la plus importante de l’Histoire était un jardin paisible, et le champion, une figure solitaire et vulnérable. Or, c’est après avoir prié instamment que le Seigneur s’est soumis à la volonté de son Père et a remporté la victoire dans le jardin de Gethsémané.

Lire

Pour mieux profiter de la présente étude biblique, lisez Matthieu 26.36-46, Marc 14.32-52 et Luc 22.39-46. Demandez d’abord au Seigneur de vous y montrer la vérité. En imaginant la scène, notez tout ce qui vous étonne, vous rend perplexe ou même vous offense. Par-dessus tout, faites confiance à Dieu; il est le meilleur enseignant.

Passage clé : Luc 22.39-46

Arrière-plan

Judas Iscariot conspire avec les principaux sacrificateurs et accepte de les aider pour 30 pièces d’argent (Mt 26.14-16). Durant la célébration de la pâque dans la chambre haute, Jésus identifie le traître, puis Judas sort pour organiser les événements qui mèneront au Calvaire.

Réfléchir
Après avoir pris son dernier repas avec ses disciples, Jésus quitte la sécurité et le réconfort relatifs de la chambre haute pour passer à une retraite familière : le jardin de Gethsémané.

Relisez Matthieu 26.36-46 et notez que Jésus se sépare graduellement des disciples. Pourquoi s’assure-t-il d’être seul à la fin quand il prie le Père? Que nous enseigne cette scène sur l’importance de soutenir collectivement une personne chargée d’un fardeau  ?

La souffrance n’est pas une aberration. Au contraire, elle mène à la victoire, à la guérison et à la beauté.

Au verset 39, Jésus se jette sur sa face avant de commencer à prier. Comment cette image change-t-elle votre perception de l’ampleur de sa détresse?

Notez au verset 41 les paroles de Jésus lorsqu’il s’adresse à ses disciples endormis : « L’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » Que veut-il leur enseigner sur la nature du combat, l’inclination de la chair au péché et la victoire que l’on peut remporter au moyen de la prière?


Suite de l’histoire
Suite de l’histoire Personne ne mettrait en doute la douleur que Jésus a éprouvée dans le jardin, mais sa souffrance dépasse toute imagination.

Personne ne mettrait en doute la douleur que Jésus a éprouvée dans le jardin, mais sa souffrance dépasse toute imagination.

En Marc 14.33, nous voyons qu’à son arrivée, Jésus commence à « éprouver de la frayeur et des angoisses ». Selon la concordance Strong, le mot grec pour « frayeur » est ékthambéô, qui signifie épouvanter ou saisir d’effroi. Pensez à un moment où vous avez été terrifié. Rappelez-vous les sensations physiques et les émotions qui ont accompagné votre réaction. Imaginez Jésus vivant la même chose. Comment, savoir qu’il s’est ainsi identifié à votre expérience, influence-t-il votre relation avec lui?

Le mot grec pour « angoisse » est adêmonéô, qui signifie être abattu, être fort angoissé. La concordance Strong spécifie que de tous les mots qui décrivent la dépression dans le Nouveau Testament, adêmonéô est le plus fort. Trouvez-vous étrange que Jésus ait connu la dépression, si brève soit-elle? Pourquoi ou pourquoi pas?

Réfléchir

En décrivant l’Oint de Dieu comme un serviteur souffrant, le prophète Ésaïe a choisi un langage qui nous aide à saisir l’intensité de la lutte de Christ dans le jardin.

En Ésaïe 53.5, que l’on reconnaît généralement comme une prophétie messianique, nous lisons que le serviteur souffrant a été « blessé pour nos péchés » (italiques pour souligner). Étant donné que le mot Gethsémané signifie « pressoir », comment la souffrance émotionnelle que Jésus a éprouvée au jardin de Gethsémané, avant d’avoir « livré sa vie en sacrifice pour le péché » (v. 10b), change-elle votre perspective du chagrin?

Ésaïe 61.3, un autre passage messianique, souligne que l’un des ministères de l’Oint de Dieu consiste à consoler les affligés en leur donnant « une huile de joie au lieu du deuil ». Quel lien voyez-vous entre Jésus qui est blessé au pressoir et son ministère d’onction auprès des affligés? Comment sa souffrance procure-t-elle de la joie aux siens?

Même s’il était Dieu, Jésus a connu les affres de l’agonie humaine, car la souffrance n’est pas une aberration. Au contraire, elle mène à la victoire, à la guérison et à la beauté. De même, nous devons aussi prendre part aux souffrances de Christ afin de connaître la joie (1 Pi 4.13).

Récapituler

Au cours des prochaines semaines, utilisez la partie suivante pour réviser l’étude et voir comment son message s’applique à votre vie.

Le mot agonie décrit une extrême détresse et évoque les larmes, la tension et les sanglots. C’est un état où l’on est dépourvu de dignité et de puissance, et que Jésus a intimement connu. Quelques heures avant son arrestation, il a prié avec ferveur et a vécu une telle agonie que sa sueur est devenue comme des grumeaux de sang. Bien qu’un tel tableau suggère la défaite, Jésus a remporté la plus grande victoire qu’on puisse imaginer.

Relisez Luc 22.39-44 et notez qu’un ange fortifie Jésus (v. 43). Qu’est-ce que cela nous dit des efforts intenses que Jésus a fournis durant ce moment? Comment cette scène éclaire-t-elle 2 Corinthiens 12.9 : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse »?

Les autres Évangiles mentionnent que Jésus a demandé trois fois à Dieu de lui épargner le supplice de la croix. Si la réponse n’a pas changé, pourquoi Jésus a-t-il réitéré sa requête? S’il s’agissait d’un parent avec son enfant, comment décririez-vous un tel échange? Vous êtes-vous déjà engagé dans une lutte acharnée avec Dieu?

La concordance Strong indique que le mot grec agonia signifie « lutte pour la victoire » et faisait originalement référence à des exercices de gymnastique comme la lutte. Comment vous sentez-vous à la pensée de lutter avec Dieu? Voyez-vous cela comme un signe d’immaturité ou pire, comme un acte de désobéissance? Puisque nous savons que Jésus ne désobéissait pas et qu’il n’agissait pas de manière immature, comment sa lutte avec son Père influence-t-elle la vôtre avec Dieu?

La nature humaine essaie d’éviter la lutte, car étant douloureuse et épuisante, elle semble rarement en valoir la peine. Cependant, contrairement aux exercices de gymnastique de la Grèce antique, l’agonie que nous vivons en luttant avec Dieu nous fortifie à la fin et aligne notre cœur, notre esprit et notre corps sur sa volonté.


Illustration d’Adam Cruft

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