Avons-nous atteint notre objectif?

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Être libéré de l’oppression n’est pas synonyme de libération immédiate.

Comme un poison qui coule dans les veines, l’oppression infiltrait l’esprit des esclaves israélites, paralysait leur cœur et anéantissait leurs espoirs. Après 400 ans d’esclavage, lorsque la délivrance s’est finalement dessinée à l’horizon par l’entremise de Moïse, le peuple de Dieu a appris que la liberté est plus que fuir les oppresseurs, c’est voyager vers l’inconnu.

Lire

Pour mieux profiter de la présente étude biblique, lisez Exode 11 à 17. Demandez d’abord au Seigneur de vous y montrer la vérité. En imaginant la scène, notez tout ce qui vous étonne, vous rend perplexe ou même vous offense. Par-dessus tout, faites confiance à Dieu; il est le meilleur enseignant.

Passages clé : Exode 13 et 14

Arrière-plan

En Genèse 15, Dieu dit à Abraham que ses descendants seront asservis et qu’on les opprimera pendant quatre cents ans dans un pays étranger, mais qu’« ils sortiront ensuite avec de grandes richesses » (v. 13,14). En Exode 12.23-36, nous voyons l’accomplissement de cette promesse et les détails de la libération surnaturelle des Israélites. Pourtant, même après leur délivrance étonnante, ces anciens esclaves avaient maintes leçons à apprendre sur le chemin menant à la liberté et à leur statut de nation.

Réfléchir
La liberté n’est ni gratuite ni instantanée. C’est un processus qui consiste à choisir de faire confiance à Dieu pour nous guider vers un territoire inconnu, un pèlerinage qui peut nous coûter notre confort et notre sécurité.

En Exode 6.2,3, Dieu dit à Moïse que même les patriarches ne l’ont pas connu comme l’Éternel. Pourquoi Dieu a-t-il choisi ce moment dans l’histoire des Israélites pour révéler son nom?

Même si les Israélites avaient été délivrés physiquement de l’esclavage, leurs actions et leurs attitudes démontraient qu’ils se sentaient encore opprimés.

Considérez la situation des Israélites selon leur perspective. Esclaves durant des siècles, ils ont présumé que Dieu ignorait leurs cris pour être délivrés de leurs ennemis. Il se manifeste maintenant et leur dit qu’ils doivent fuir leurs oppresseurs et s’installer dans un pays étranger de l’autre côté du désert. Si vous aviez été à leur place, auriez-vous fait facilement confiance à Dieu? D’après Exode 10.1,2, comment l’Éternel a-t-il établi une relation de confiance avec son peuple?

Réfléchissez aux moments où Dieu s’est manifesté à vous de façon miraculeuse. Comment vous rappeler ces témoignages du passé influence-t-il votre façon de lui faire confiance aujourd’hui? Quelles histoires pouvez-vous transmettre aux générations futures pour leur inspirer foi en la fidélité de Dieu?


Suite de l’histoire
La confiance se crée graduellement et souvent de manière inattendue. Dieu allait mener son peuple à Pi-Hahiroth (14.1,2), un endroit sans issue qui semblait garantir leur annihilation par l’armée du Pharaon qui les poursuivait. Cependant, ils allaient non seulement être sauvés, mais aussi voir leurs ennemis détruits surnaturellement.

La liberté n’est ni gratuite ni instantanée. C’est un processus qui peut nous coûter notre confort et notre sécurité.

En Exode 13.17, Moïse remarque que la route que Dieu a choisie pour les Israélites n’est pas la plus efficace, mais la plus stratégique. En nous rappelant que l’Écriture identifie plus tard Dieu comme le berger d’Israël, comment ce verset révèle-t-il sa tendresse dans sa façon de s’accommoder de notre capacité limitée à affronter un conflit?

Remarquez que Dieu les écarte d’un conflit potentiel, même si le verset 18 spécifie que les « enfants d’Israël montèrent en armes hors du pays d’Égypte ». Pourquoi croyez-vous qu’il les a fait se préparer à combattre?

Réfléchir

Même si les Israélites avaient été délivrés physiquement de l’esclavage, leurs actions et leurs attitudes démontraient qu’ils se sentaient encore opprimés.

Lisez Exode 14.10-12, 16.1-3 et 17.1-3. En ce qui concerne la réaction des Israélites, comment décririez-vous leur schéma de comportement?

Rappelez-vous qu’au moment où les Israélites subissent toutes ces épreuves, ils ont maintes fois vu Dieu intervenir en leur faveur par des délivrances, des miracles et des interventions surnaturelles. Pourquoi pensez-vous qu’il leur est toujours difficile de lui faire confiance?

Relisez Exode 14.10-12 et 16.3. Pourquoi leur situation tendue actuelle motive-t-elle les anciens esclaves à idéaliser leur passé en Égypte? Vous est-il déjà arrivé d’être nostalgique et d’idéaliser le passé quand le présent vous semble trop difficile à affronter?

Si les Israélites étaient retournés en Égypte, ils auraient probablement subi une bien pire oppression en raison de leur rébellion. Comment cette histoire vous fait-elle voir que la nostalgie peut déformer la réalité et nous rendre myopes aux dangers qui s’y rattachent?

Comment le fort désir de liberté exige-t-il courage, confiance et persévérance? Considérez l’aspect que prendrait une liberté dépourvue de structures. Comment la loi est-elle liée à la liberté?

Se rappeler

La liberté nous motive à obéir.

Récapituler

Au cours des prochaines semaines, utilisez la partie suivante pour réviser l’étude et pour considérer comment son message s’applique à votre vie.

Galates 5.22,23 définit le fruit de l’Esprit comme étant l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur et la maîtrise de soi, toutes des qualités que nous désirons manifester. Mais est-ce bien vrai? En y regardant de plus près, on découvre que la maîtrise de soi est probablement la qualité que l’on aime le moins. Un exercice laborieux et ennuyeux qui consiste à toujours se dire non semble franchement s’opposer à la liberté. La maîtrise de soi est en fait l’expression de la véritable liberté qui accompagne la présence de l’Esprit dans notre vie (2 Co 3.17)

Comment définissez la maîtrise de soi? Quel est son contraire, et comment le décririez-vous? Réfléchissez aux circonstances et aux aspects de votre vie qui vous ont échappé. En les vivant, vous sentiez-vous libre? Comment le fait de vous abandonner à Dieu aurait-il changé votre expérience?

Considérez les paroles de l’apôtre Paul en Romains 6.16-18. Comment comprend-il la liberté comme l’esclavage à l’un de deux maîtres? Remarquez qu’il n’y a que deux options qui chacune implique l’obéissance, soit au péché, soit à la justice.

En tant que fruit spirituel, la maîtrise de soi semble s’opposer à l’image du serviteur soumis à un maître. Comment conciliez-vous cette liberté qui s’exprime à la fois comme indépendance (maître de soi) et soumission (esclave de Christ)? Comment ces deux idées apparemment contraires sont-elles reliées?

La liberté ne consiste pas à vivre sans maître, mais à se soumettre volontairement à Dieu qui désire que nous soyons libres de l’esclavage des abus, de l’insécurité, des dépendances et du péché.

Illustration d’Adam Cruft

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