Étrangers sur la terre

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Les disciples de Jésus ne s’intègrent pas au monde pour de bonnes raisons

La plupart d’entre nous peuvent nommer un endroit qu’ils appellent « chez moi », où ils se sentent bien et compris, même s’ils en sont partis depuis longtemps. Cependant, depuis le moment de notre conversion, nous devenons des étrangers sur la terre. Nous avons peut‑être un « chez nous », où nous sommes entourés d’êtres chers, mais notre citoyenneté se trouve dans les cieux. Nous ressemblons au voyageur affamé qui déguste un bon repas en attendant de revenir chez lui.

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Matthieu 6.9‑33

Arrière-plan

Après avoir donné les Béatitudes à ses disciples, Jésus leur apprend comment vivre et affronter les difficultés dans le Sermon sur la montagne. Il leur offre ensuite des enseignements pratiques concernant la vie de prière et les besoins matériels.

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Dieu connaît vos plus grands besoins au quotidien.

Au verset 9, Jésus énonce une évidence, qui est malgré tout éloquente. Dieu est au ciel, tandis que nous vivons sur la terre. Voyez‑vous en ce fait un obstacle, une raison de vous plaindre, une motivation ou encore une source de réconfort et d’espoir? Comment votre perspective influence‑t‑elle vos prières?

Notre nouvelle naissance nous permet d’habiter par la foi dans le royaume spirituel de Dieu, bien que nous vivions toujours dans le monde. Nous soupirons toutefois après notre vraie demeure.

À l’heure actuelle, la réalité du ciel et celle de la terre sont très différentes (Mt 6.10). Comment la terre changerait‑elle si Dieu y établissait ouvertement son royaume? Faites‑vous déjà l’expérience de son royaume d’une manière ou d’une autre?

Lors de notre conversion, Dieu « nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien‑aimé » (Col 1.13). Notre nouvelle naissance nous permet d’habiter par la foi dans le royaume spirituel de Dieu, bien que nous vivions toujours dans le monde. Nous soupirons toutefois après notre vraie demeure. Dans les Évangiles, Jésus laisse entendre que les chrétiens n’auront pas de place dans le monde. Dans quels domaines est‑ce facile de vous séparer du monde et dans lesquels est‑ce difficile? Prenez un instant pour demander la grâce et la force nécessaires de le faire.

Le Notre Père comporte plusieurs requêtes, en relation avec ce dont nous aurons besoin durant notre séjour ici‑bas (Mt 6.11‑13). À la lumière de cette prière, quels sont nos véritables besoins quotidiens?

Suite de L’Histoire
Jésus nous apprend comment nous garder du monde.

[Le jeûne] procure aussi à ceux qui le pratiquent de grandes bénédictions spirituelles, qui demeurent inconnues des autres.

L’Écriture mentionne souvent le jeûne, et le Seigneur l’a pratiqué (Mt 4.1‑4). Voilà un moyen qui nous permet de nous concentrer efficacement sur autre chose que la terre. Celui‑ci procure aussi à ceux qui le pratiquent de grandes bénédictions spirituelles, qui demeurent inconnues des autres (Mt 6.18). Avez‑vous déjà jeûné dans le cadre de votre vie de prière? Demandez à Dieu s’il vous y appelle. Si votre santé vous en empêche, priez‑le de vous indiquer une autre chose que la nourriture dont vous priver pour vous approcher de lui.

Jésus nous encourage à amasser des trésors dans le ciel plutôt que sur la terre (Mt 6.19‑21), et il affirme que l’on ne peut servir deux maîtres, Dieu et les richesses (v. 24). Évaluez votre vie. Où se trouve votre trésor? Priez afin de discerner les richesses terrestres des célestes.

Réfléchir
« Ta Parole est une lampe à mes pieds » (Ps 119.105).

Comme nous vivons à cheval sur deux mondes, nous soupirons après notre véritable domicile, et devons résister aux distractions de même que choisir le bien. Ceux qui gardent le cap reflètent la lumière de Dieu, en route vers sa demeure (Mt 6.22). Par notre obéissance aux paroles de Jésus, des gens pourraient voir la lumière.

Aller plus loin

Se pencher sur d’autres aspects du passage.

Il vaut la peine de considérer les immenses différences entre le monde actuel et le ciel. Rappelons‑nous toutefois que Dieu a déclaré que tout ce qu’il avait créé était bon. Même si le péché entache présentement le monde, on peut toujours jouir du monde d’une manière qui glorifie Dieu (1 Ti 6.17). Certains mémoriaux, comme la sainte Cène et le baptême, dirigent nos pensées vers le ciel (Col 3.2). La nature, quant à elle, témoigne de la créativité de Dieu. Nous faisons bien de jouir de ces bienfaits, sans pour autant en abuser.

Depuis la naissance de l’Église, des croyants ont pensé que tout ce qui est associé au corps est mauvais, mais c’est faux. Dans Matthieu 6.25‑33, comment Jésus nous exhorte‑t‑il à jouir de ses bienfaits, sans céder à l’inquiétude?

Jésus est à la fois entièrement Dieu et entièrement Homme (Ph 2.7,8; Col. 2.9). Les théologiens donnent le nom d’« union hypostatique » à cette fusion du divin et de l’humain. Dans un certain sens, Jésus a aussi marché à cheval sur deux mondes. De quelle manière ce mystère influence‑t‑il votre relation avec lui? Dans Hébreux 4.15, nous lisons que Jésus compatit à nos faiblesses, même s’il n’a jamais péché. Que pouvez‑vous lui dire, étant donné qu’il vous comprendra?

Notre citoyenneté céleste est source de joie et d’espoir. Fixons notre attention sur le ciel. Il surpasse tout ce que nous pourrions souhaiter.


Illustration d’Adam Cruft

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