Être convaincu, à tort, d’avoir raison

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Il est satisfaisant de penser qu’on a raison, jusqu’à ce qu’on découvre qu’on a tort.

Saul de Tarse avait tout pour lui : talent, éducation, patrimoine et ambition, ce qui ne l’a pas empêché d’épouser des convictions erronées. Sa rencontre avec Jésus a tout changé. Après avoir reçu le Sauveur, Paul avait désormais « la pensée de Christ » (1 Co 2.16), ce qui est aussi vrai de nous. Étant donné que nous continuons à commettre des erreurs, nous devons écouter Jésus et le suivre humblement.

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Actes 9.1-25

Arrière-plan

À l’époque de l’Église primitive, Saul (plus tard connu comme l’apôtre Paul) était un candidat prometteur chez les dirigeants juifs, et il persécutait violemment les Juifs chrétiens.

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Il est tragique que, même quand on essaie désespérément de faire le bien, on fasse parfois le mal.

Le passage dit que Saul respirait « la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur » (Ac 9.1). Le mot grec utilisé, empneo, signifie « être animé par ». Trouvez-vous remarquable que Saul ait pu avoir de tels sentiments contre les chrétiens, qui étaient non violents et n’attaquaient personne? Pourquoi leur en voulait-il tellement?

Reconnaître nos torts nous conduit au silence ou nous inspire de l’audace.

Au cours d’une rencontre étonnante avec Jésus, Saul lui a demandé : « Qui es-tu, Seigneur? » (v. 5). Il était pourtant un étudiant assidu de l’Écriture, « plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de [son] âge et de [sa] nation » (Ga 1.14). Qu’est-ce que la question de Saul indique de son savoir? Connaître Jésus comme Sauveur vous a-t-il fourni la réponse que Saul ignorait? Comment connaître Dieu intellectuellement diffère-t-il de le connaître personnellement?

Après avoir rencontré Jésus, dont il traquait les disciples, Saul n’a pu ni manger ni boire pendant plusieurs jours (Ac 9.19). La plupart des gens croient qu’il importe de vivre selon leurs convictions. Il peut être dévastateur et même effrayant de découvrir qu’on a tort, surtout quand il s’agit de sujets spirituels. Cela vous est-il déjà arrivé? Comment vous en êtes-vous remis?


Suite de l’histoire
Dans un revirement incroyable, Saul et les chrétiens s’entraident.

Ananias était d’abord réticent à aller vers Saul et à prier pour lui (v. 13,14). Que peut nous enseigner la réponse d’Ananias? Avez-vous déjà évité d’obéir à Dieu en raison de votre perception d’une situation? Décrivez ce que la réponse d’Ananias peut nous enseigner.

Sachant que, laissés à nous‑mêmes, nous aurions pu être des persécuteurs, dépendons de Dieu pour leur pardonner leurs fautes.

Pour s’approcher sans crainte de Saul, Ananias n’avait que les paroles rassurantes de Jésus et la puissance de l’Esprit. Au verset 17, qu’est-ce qui montre que l’amour, la confiance et l’obéissance l’ont rendu courageux? Pourquoi Jésus a-t-il fait en sorte que Paul ait besoin de l’aide d’un autre croyant? Quel rôle le pardon a-t-il pu jouer pour Ananias?

Après qu’Ananias a prié pour Saul, ce dernier a été guéri, il s’est fait baptiser (v. 18) et « aussitôt il prêcha dans les synagogues » (v. 20). Reconnaître nos torts nous conduit au silence ou nous inspire de l’audace. Quel rôle l’humilité joue-t-elle dans les actions de Saul et des chrétiens qu’il avait précédemment persécutés (v. 19-25)? Lorsque, dans une situation, vous avez découvert que vous aviez tort, êtes-vous demeuré silencieux ou devenu hardi?

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Sachant que, laissés à nous‑mêmes, nous aurions pu être des persécuteurs, dépendons de Dieu pour leur pardonner leurs fautes.

Paul se croyait indigne d’être appelé apôtre, parce qu’il avait persécuté l’Église (1 Co 15.9), mais il se considérait comme digne « de subir des outrages pour le nom de Jésus » (Ac 5.41). Il a finalement été arrêté et martyrisé.

Aller plus loin

Voyez comment cette étude s’applique à votre vie.

Jésus a dit : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux! » (Mt 5.10). Le mot grec a une connotation judiciaire et il évoque l’approbation divine dans l’Évangile selon Matthieu. Saul a persécuté les chrétiens parce qu’il croyait avoir l’autorisation de Dieu de le faire; il considérait même cet abus de pouvoir comme son devoir (Ac 26.9).

Les croyants disposent de deux sortes de justice : l’approbation de Dieu quand ils agissent bien, et celle de Jésus qui leur est toujours imputée. Il est essentiel de comprendre chacune d’elles. Que ferez-vous aujourd’hui pour montrer que vous êtes « esclave de la justice » et pour dépendre également de « la justice qui vient de Dieu par la foi »? (voir Ro 6.18 et Ph 3.9.)

Il semble paradoxal d’être persécuté pour la justice. Avoir l’approbation de Dieu signifie souvent perdre celle des gens. Pourquoi en est-il ainsi?

Cette sorte de souffrance n’est pas limitée aux cultures anti-chrétiennes. On peut la trouver partout où des gens que Dieu bénit viennent en contact avec d’autres qui ne le connaissent pas. Qu’est-ce qui pourrait vous aider à éprouver de la miséricorde pour ces derniers?

Être persécuté pour la justice est un honneur qui comporte une bénédiction non méritée. Dieu, dans sa grâce immense, réserve à ceux qui ont représenté ici‑bas la justice de Jésus une joie éternelle dans le ciel pour les en récompenser.


Illustration d’Adam Cruft

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