La porte appelée la Belle

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Qu’est‑ce qui vous définit?

Le Temple de Jérusalem comptait plusieurs portes, dont l’une que l’on avait surnommée « la Belle ». Or, un miracle s’y est produit après l’ascension de Jésus. C’est devant cette porte que deux disciples ont fait connaître au monde qui était leur Sauveur et, par la même occasion, ont démontré aux gens présents ce qui peut arriver lorsqu’on laisse Jésus libre d’agir en soi. Nous ne perdons pas notre personnalité quand nous nous soumettons à Jésus; au contraire, il en fait ressortir les plus beaux traits.

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Actes 3.1‑16

Arrière-plan

Immédiatement après la Pentecôte, les disciples, remplis de l’Esprit Saint, ont annoncé leur foi dans tout Jérusalem. L’Église a rapidement grandi sous leur enseignement empreint de l’amour de Christ.

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Ceux qui possèdent Jésus ont toujours un trésor à partager.

Dans les versets 2 à 4, nous lisons qu’un homme assis à la Belle Porte a demandé l’aumône à Pierre et à Jean, et que ceux‑ci ont fixé les yeux sur lui. Les gens qui se font demander quelque chose par un étranger s’en détournent souvent et, même s’ils décident de lui donner quelque chose, ils ne le regardent pas dans les yeux. L’amour de Dieu nous rend toutefois hardis, non seulement en actions, mais dans le cadre de nos relations humaines. Décrivez un épisode durant lequel vous êtes devenu intrépide par la grâce de Dieu.

L’amour de Dieu nous rend hardis, non seulement en actions, mais dans le cadre de nos relations humaines.

Pierre a dit au boiteux : « Regarde‑nous » (v. 4), manifestant par là sa confiance. À quel point la confiance a‑t‑elle motivé Pierre durant cette interaction? Pourquoi pensez‑vous qu’il voulait que l’homme les regarde, lui et Jean?

Pierre a répondu au boiteux qu’il n’avait pas d’argent, mais il a aussitôt rajouté : « Ce que j’ai, je te le donne », puis il a guéri l’homme de son handicap (v. 6‑8). C’est une vérité merveilleuse de la foi chrétienne que tous ceux qui croient en Jésus jouissent d’immenses richesses en lui et disposent de tout le nécessaire pour le suivre. Il est bien d’aider ceux qui ont des besoins matériels, mais ce que Pierre a donné au boiteux valait bien plus. Comment les paroles de Pierre (« ce que j’ai, je te le donne ») peuvent‑elles nous servir de modèle dans nos relations?

En grec, le terme « beau » revêt aussi le sens du moment opportun ou d’une réalité ayant atteint son parfait développement. Comment croyez‑vous que Pierre a su que le temps était bien choisi de guérir cet homme? Selon vous, comment la beauté et la patience sont‑elles liées?

Suite de L’Histoire
Les témoins se sont étonnés de voir ce miracle opéré par les disciples, mais Pierre leur a rapidement appris que Jésus en était l’auteur.

Plus nous laissons Jésus vivre sa vie en nous, plus il nous transforme en la personne unique qu’il veut que nous soyons.

L’apôtre demande à la foule stupéfaite : « Pourquoi avez‑vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous avons fait marcher cet homme? » (v. 12). Nous lisons dans Proverbes 16.18 que l’orgueil précède la chute. Que révèle la question de Pierre au sujet du besoin de résister à la tentation de s’enorgueillir?

La puissance de Christ a apporté guérison et réjouissance à cet homme. Laquelle de vos connaissances aimeriez‑vous voir marcher, sauter et louer Dieu (Ac 3.8), sur les plans physique, émotionnel ou autre? Comment prier pour elle dès maintenant?

Il est libérateur de reconnaître que notre puissance et notre piété nous viennent de Dieu. De quoi Pierre a‑t‑il été libéré quand il a refusé d’être exalté? Dans quel but a‑t‑il été libéré?

Réfléchir
S’attribuer le mérite d’une œuvre de Dieu mène toujours au désastre. Par contre, plus on en reconnaît Jésus comme l’auteur et on l’en glorifie, plus il est libre d’agir. En outre, Dieu nous accorde le privilège de voir les autres le louer également.

Aller plus loin

Mettre cette étude en pratique.

La Bible enseigne que le Saint‑Esprit habite dans chaque chrétien, qui représente Jésus‑Christ ici‑bas. Paul a écrit : « J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Ga 2.20). Cette vérité a des implications sur notre sentiment d’identité personnelle. Si tous les croyants sont morts et qu’ils vivent désormais par la puissance d’un seul Seigneur, qu’est‑ce qui les différencie les uns des autres? On pourrait penser que leur individualité a disparu, mais c’est faux. Plus nous laissons Jésus vivre sa vie en nous, plus il nous transforme en la personne unique qu’il veut que nous soyons.

Pierre et Jean font partie de ce récit, mais alors que Pierre parle beaucoup, Jean demeure silencieux. Que fait‑il? Comment cette différence de comportements vous rappelle‑t‑elle les moyens variés dont Dieu se sert des croyants?

Il peut être difficile de comprendre le concept selon lequel nous avons été crucifiés, mais que Jésus vit en nous. Expliquez comment sa vie se manifeste dans la vôtre. Qu’avez‑vous abandonné? Quels aspects de votre personnalité témoignent de la vie de Jésus en vous? Comment ces caractéristiques vous permettent‑elles de remplir un rôle distinct dans le corps de Christ?

À la Belle Porte, la puissance de Christ a guéri un boiteux et l’a rendu fort. En le remettant sur pied, ces deux serviteurs de Dieu ont démontré l’une des manières par lesquelles Dieu agit au moyen des siens, en dotant chacun de sa beauté particulière.


Illustration d’Adam Cruft

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