Puis-je vous aider?

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Dans un monde de souffrance, la miséricorde est un don précieux.

Pensez à la miséricorde comme à une trousse de secours, car on peut l’utiliser n’importe où. Dans l’histoire du bon Samaritain, un homme haï des Juifs a fait ce qu’il a pu avec les moyens qu’il avait pour sauver la vie d’un autre homme. Nous pouvons aider les autres de diverses manières pratiques et, en accordant notre pardon, nous pouvons contribuer à leur guérison.

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Matthieu 5.7 et Luc 10.25-37

Arrière-plan

Pour décrire le véritable amour, Jésus raconte une histoire qui souligne la bonté d’un Samaritain. Descendants des Israélites qui avaient épousé des païennes de la Samarie, les Samaritains étaient méprisés par leurs voisins juifs de la Judée, où se déroule cette histoire.

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L’amour est étroitement lié à la miséricorde, soit le soulagement de la souffrance de quelqu’un.

La victime dans cette histoire est dépouillée, battue et laissée pour morte sur le bord du chemin (Lu 10.30). Il est évident que l’homme avait été volé, qu’il gisait dans la poussière, nu, ensanglanté et souffrant terriblement. Imaginez-vous dans cette situation. À quoi penseriez-vous? Puis imaginez-vous en tant que passant et décrivez ce que vous éprouvez en voyant le mourant.

L’amour est profondément lié à la miséricorde, soit le soulagement de la souffrance de quelqu’un.

Le Samaritain qui voyageait par là « fut ému de compassion ». Le mot grec signifie « être remué dans ses entrailles ». C’est l’expression souvent employée pour décrire la réaction de Jésus devant la souffrance humaine, comme face aux deux aveugles assis sur le bord du chemin ou aux foules qui n’ont pas de berger (Mt 9.36; 20.34). Votre relation avec Christ change-t-elle lorsque vous apprenez qu’il souffre avec vous dans votre adversité?

Certains pensent que le plus bel exemple d’amour consiste à prendre soin de ceux que l’on déteste, mais le Samaritain démontre un amour encore plus grand.

Pourquoi Jésus se sert-il d’une histoire qui parle de douleur pour montrer la signification de l’amour (Lu 10.27)? Le grec utilise différents termes pour le mot « amour », et celui‑ci est une forme d’agapê, un amour sacrificiel semblable à celui de Dieu (qui ne signifie ni affection ni désir amoureux).

Le verset 37 révèle que Jésus considère la miséricorde comme une expression d’amour. La concordance Strong définit la miséricorde ainsi : aider l’affligé, apporter du secours au malheureux. Avez-vous récemment soulagé, par compassion et non par devoir, la douleur d’une personne? Décrivez la situation. Sinon, pouvez-vous aider quelqu’un aujourd’hui?


Suite de l’histoire
Certains pensent que le plus bel exemple d’amour consiste à prendre soin de ceux que l’on déteste, mais le Samaritain démontre un amour encore plus grand : l’homme qui prend soin du voyageur mourant est celui que l’on hait.

Au premier abord, l’histoire parle de miséricorde en vue de soulager la souffrance, mais c’est aussi une histoire de pardon. Jésus a spécifié que la scène se passe en Judée (v. 30), où les Samaritains étaient haïs. En fait, les Juifs ne leur parlaient même pas (Jn 4.9). Cela influence-t-il votre opinion du Samaritain? Quels sentiments aurait-il eu à vaincre pour décider d’aider la victime?

Le Samaritain a aidé la victime généreusement et à grands frais (Lu 10.34,35). Pensez à quelqu’un qui semble vous détester ou qui vous a causé du tort. Comment pourriez-vous lui manifester de l’amour?

Réfléchir

Faire preuve de miséricorde révèle la présence de Jésus en nous.

Il semble que le Samaritain ait été seul quand il a vu l’homme mourant. Pour agir avec amour, les gens miséricordieux n’ont nul besoin de pression extérieure ou d’un auditoire. Plus nous serons remplis de l’Esprit de Christ, plus nous répondrons aux besoins avec un amour sacrificiel.

Aller plus loin

Voyez comment cette étude s’applique à votre vie.

La parabole de Jésus peut nous aider à considérer le pardon comme une forme de miséricorde. Ceux qui ont besoin de pardon souffrent souvent à cause de la honte ou du regret, même s’ils ne reconnaissent pas leur offense. Le péché nuit toujours à l’âme et aux relations. Ceux qui nous blessent se blessent aussi dans une certaine mesure, et ceux qui reconnaissent leur faute peuvent en ressentir beaucoup d’angoisse (voir Luc 22.56-62).

Avez-vous déjà souffert après avoir reconnu que vous aviez blessé quelqu’un? Comment votre conscientisation ressemble-t-elle à la douleur de la victime dans la parabole? Comment la miséricorde est-elle alors nécessaire? L’histoire mentionne que, lorsque le sacrificateur et le lévite ont vu l’homme mourant, ils ont passé outre, mais le Samaritain s’est approché de lui (10.31,32,34). L’amour, la miséricorde et le pardon exigent tous une volonté de franchir des obstacles, de pardonner des offenses et de s’approcher des autres avec un cœur généreux. Comment cela décrit-il l’œuvre de Dieu pour nous?

En reconnaissant la douleur de nos ennemis et en cherchant à la soulager, nous agissons comme Jésus. Lorsque nous surmontons la peur, franchissons des barrières et pansons des blessures spirituelles, nous pratiquons l’amour en mettant notre orgueil de côté et nous faisons preuve de miséricorde. Comme le bon Samaritain, prenons soin (v. 34) de ceux que nous pouvons aider, surtout de ceux qui nous ont blessés. Ils ont peut-être un plus grand besoin de notre amour à cause de leurs offenses.


Illustration d’Adam Cruft

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