Ses compassions se renouvellent chaque matin

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Mercy Muthumbi n’est plus aussi leste que par le passé.

Tandis qu’elle chauffe de l’eau pour le thé, elle prie Dieu de lui accorder la force nécessaire pour vivre sa journée. La lumière du soleil levant est encore trop blafarde pour lui permettre de lire lorsqu’elle déjeune. Elle écoute donc la lecture de la Parole sur le Messenger. Elle ne peut recevoir que du Seigneur le courage qui lui est nécessaire pour travailler à l’hôpital missionnaire Kijabe du Kenya.

Elle quitte tôt sa demeure pour gravir la colline menant à l’hôpital, car elle sait que des parents inquiets vont souvent l’arrêter en chemin afin de lui demander de prier pour leurs enfants.



« Il est très difficile de me rendre chaque jour à l’hôpital et d’y voir des gens malades. C’est épuisant. Il faut rester près de Dieu », affirme Mercy, une aumônière. Ses patients l’ont surnommée Mama Mercy (Maman Miséricorde). Elle quitte tôt sa demeure pour gravir la colline menant à l’hôpital. Elle sait que des parents inquiets vont souvent l’arrêter en chemin afin de lui demander de prier pour leurs enfants. Depuis peu, elle doit s’arrêter pour reprendre son souffle. « Je ressens dans mon corps des choses que je n’ai jamais senties, que je ne sentais pas il y a cinq ou dix ans. » À l’hôpital, l’équipe se réunit pour chanter et prier, et Mercy encourage le personnel au moyen de la Parole.

Mercy exhale la bonne odeur de Christ dans toutes les chambres où elle se rend. Elle tient compagnie à des mamans dont les petits sont atteints du cancer, de problèmes respiratoires, de pneumonie ou de cardiopathie. La tuberculose est très répandue. Souvent, ces femmes lui demandent : « Mais pourquoi mon enfant? »

Les familles sont très éprouvées. Elles sont pauvres, et tandis que la mère reste à l’hôpital avec l’enfant malade, le père demeure à la maison avec les autres enfants. Bien des familles succombent à ce genre de pression. Mercy a tout vu; elle se donne entièrement à tous, reste auprès d’eux et prie avec eux aussi longtemps que nécessaire. « Je ne peux que leur parler de Jésus. C’est comme faire passer les gens de la mort à la vie. J’adore mon travail », affirme Mercy.

Il y a quelques mois, Mercy a revêtu un masque et de l’équipement de protection pour se rendre au chevet d’un enfant en isolement. « Il était vraiment très malade. Je lui ai répété ce que Dieu dit des enfants (voir Mt 18.1‑5; Mc 10.13‑16), et il a accepté le Seigneur. Une semaine plus tard, le Seigneur l’a repris, et nous avons célébré ses funérailles. Il était très heureux quand il a quitté la terre, mais auparavant, il était triste parce que personne n’allait jamais lui rendre visite. »

Mama Mercy priorise
le temps passé
auprès des enfants.

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Une fois de retour chez elle après une longue journée, Mercy se tient devant le mur sur lequel elle a affiché le nom de chacun de ses patients. « C’est pour me souvenir d’eux et prier pour eux avant de m’endormir. » Elle ressent la fatigue avant la fin de sa journée, car elle a déjà dépassé l’âge de la retraite depuis douze ans, mais la joie et la force du Seigneur la soutiennent. « J’investis toute ma vie dans ce travail. Dieu m’y a appelée, et j’ai obéi à son appel. Je lui dis : “Je veux accomplir ce que tu me demandes de faire en tant qu’aumônière.” »


Photos de Gary Longenecker

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