Trouver la liberté derrière les barreaux

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Ann White s’approche du détecteur de métal

et dépose des sacs sur une table à côté d’elle. Avant de franchir le seuil, elle s’assure que ses poches sont vides. Une fois passée le contrôle de la sécurité au centre correctionnel de Chillicothe, au Missouri, elle pousse un soupir de soulagement quand on lui permet d’entrer. Un gardien la conduit silencieusement vers une salle de réunion. Elle place un cahier d’exercices et une Bible devant chaque siège et prie pour les 20 femmes qui participeront à sa formation de disciples.



À mesure que les prisonnières entrent dans la pièce, Ann voit des aspects d’elle-même dans leurs yeux attristés par les blessures du passé. Elle aussi a porté des cicatrices émotionnelles et s’est sentie écrasée par un lourd fardeau. La peur constante de la colère de son père et la codépendance de sa mère l’ont poussée à chercher la sécurité en dehors du foyer. À 13 ans, elle s’est tournée vers l’alcool comme source de réconfort.

Même si elle a trouvé Christ à la fin de son adolescence, ce n’est que dans la quarantaine qu’elle a compris le processus de sanctification et cultivé une foi la rendant capable d’affronter ses traumatismes mentaux et émotionnels. « Au départ, j’ai abandonné ma vie à Jésus et connu un changement de cœur, mais j’ignorais comment changer le reste de ma personne. »

Avec le temps, elle a reçu une révélation du Seigneur : elle n’était pas la seule femme dans l’Église à prétendre que tout allait bien, malgré ses brisements. Inspirée par des pasteurs, dont Charles Stanley, Ann a compris que Dieu l’appelait à fortifier, à outiller et à encourager des femmes. Des portes se sont ouvertes dans les endroits les plus inattendus, particulièrement dans des prisons à travers les États-Unis.

Le besoin de formation de disciples n’a jamais été aussi grand, mais les ressources créées spécifiquement pour les femmes font malheureusement défaut.

« Les expériences douloureuses de nombreuses femmes les ont menées à faire de piètres choix aux conséquences fâcheuses », raconte Ann. Près de 231 000 femmes sont incarcérées aux États-Unis, et ce nombre augmente plus rapidement que celui des hommes. Le besoin de formation de disciples n’a jamais été aussi grand, mais les ressources créées spécifiquement pour les femmes font malheureusement défaut.

Au début de son ministère, Ann avait facilement accès à de la documentation imprimée, mais elle n’avait rien d’autre à offrir aux femmes qui avaient de la difficulté à lire. Puis le Seigneur a répondu à ses prières au moyen du Messenger Freedom, une Bible audio simplifiée qui répond aux exigences rigoureuses des prisons.

Ann White dans son studio, en train de réaliser une vidéo pour son ministère.

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Les séances de formation qu’elle organise dans les prisons donnent aux femmes l’occasion de s’ouvrir et de raconter leur histoire de perte et de chagrin. Ann se réjouit en voyant l’espoir de Christ remplacer la honte et un sentiment de culpabilité. Elle sait que chaque séance contribue non seulement à la guérison des femmes, mais les outille aussi pour qu’elles poursuivent leur cheminement avec Jésus. « Même si elles sont toujours incarcérées, affirme-t-elle, leur cœur et leur esprit sont plus libres que jamais! »


Photos de Ben Rollins

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