Un joug d’amour

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On ne regrette jamais de suivre Jésus.

Deux bœufs joints par un joug – une pièce de bois utilisée pour atteler des animaux – peuvent abattre beaucoup de besogne en un jour. Les bêtes qui ont travaillé ensemble pendant des années constituent les meilleurs attelages, car la plus expérimentée « enseigne » à l’autre comment agir. De même, nous sommes liés à un leader fort et compétent, Jésus, dont le joug est doux et le fardeau léger (Mt 11.30).

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Matthieu 12.1-13

Arrière-plan

Jésus et ses disciples voyagent de ville en ville pour prêcher la repentance et le salut. Toutefois, les pharisiens les accusent d’enfreindre la Loi.

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Suivre les règles à la lettre pourrait sembler plus facile que d’avoir un cœur pur, mais cela pourrait mener à l’esclavage.

Le problème abordé dans ce passage est le légalisme. Les pharisiens interprétaient strictement la Loi et condamnaient tout ce qui s’en écartait. Ils ont vu les disciples manger des épis de blé dans les champs et les ont accusés de travailler le jour du sabbat. Si vous vous êtes demandé si un comportement plaisait à Dieu, comment avez-vous résolu la question?

Jésus a enseigné que l’obéissance à Dieu est plus une question de cœur que d’apparence.

Citant deux exemples tirés de l’Ancien Testament, Jésus affirme que ces gens n’ont pas transgressé la Loi (v. 3-5,7). Étant donné qu’il commandait toujours d’obéir à Dieu, quel était donc le raisonnement de Jésus? (voir v. 49,50).

En citant les paroles de son Père : « Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices » (v. 7), Jésus condamne les pharisiens pour avoir jugé ses amis. Qu’est-ce que cela révèle de notre inaptitude à connaître la relation que les autres entretiennent avec Dieu? Avez-vous jugé quelqu’un qui aurait pu être « innocent »? Si oui, demandez‑en pardon à Dieu.

Nous lisons en Proverbes 9.10 : « Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel », mais en Matthieu 12, nous voyons qu’une saine crainte de Dieu en avait mené certains à l’esclavage. Comment la crainte du châtiment peut-elle nous amener à critiquer les autres et à devenir orgueilleux?


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Dieu attache de l’importance au bien que nous faisons.

Quand les pharisiens ont critiqué Jésus pour avoir opéré une guérison le jour du repos, il a répondu qu’il était permis « de faire le bien les jours de sabbat » (v. 10,12). Qu’est-ce que cela révèle de la volonté de Dieu?

Suivre la Loi au pied de la lettre asservit, mais marcher selon l’Esprit nous aligne sur les désirs de Dieu.

Jésus a enseigné que l’obéissance à Dieu est plus une question de cœur que d’apparence, ce qui explique que, même en arrachant des épis de blé, les disciples pouvaient plaire à Dieu. Considérez les paroles de Jésus en Matthieu 11.29 : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions. » Comment passer du temps avec lui améliore-t-il l’état du cœur?

Jésus a dit que la Loi et les prophètes découlent d’aimer Dieu et notre prochain (Mt 22.37-40). Il faut cependant bien comprendre ce que signifie « aimer ». Connaissez-vous quelqu’un qui a dérivé, en raison de son faux concept de l’amour?

Christ libère les croyants de la loi du péché et de la mort (Ro 7.6; 8.2), mais s’ils désobéissent à la loi de l’amour, cela peut être néfaste (Ga 5.15; 2 Pi 3.16). Pourquoi le Nouveau Testament nous exhorte-t-il à « craindre Dieu », bien qu’il nous recommande d’aimer? (voir 1 Pi 2.17).


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Suivre la Loi au pied de la lettre asservit, mais marcher selon l’Esprit nous aligne sur les désirs de Dieu.

L’Écriture décrit le légalisme comme « le joug de la servitude » (Ga 5.1). Lorsque nous offrons notre vie à Jésus, nous acceptons son joug d’amour. La liberté que nous trouvons en Christ ne nous délivre pas de la justice, mais permet à sa justice de régner dans notre vie.



Aller plus loin

Voyez comment cette étude s’applique à votre vie.

Apprendre à vivre dans la liberté de Christ peut être compliqué. Comme un précepteur, la Loi visait à nous faire comprendre notre état pécheur et notre incapacité de plaire à Dieu par nos œuvres (Ga 3.24). On décrit Jésus comme « la fin de la loi » pour la justification de tous ceux qui croient en lui (Ro 10.4). Nous recevons la justice de Christ au lieu de dépendre de la nôtre, mais Dieu s’attend à ce que nous marchions comme Jésus, c’est-à-dire en portant le fruit de l’Esprit.

Vivre en Christ signifie vivre dans sa puissance. Les pharisiens ne pouvaient garder leur cœur pur devant Dieu, et nous non plus. Que faites-vous pour obéir aux paroles de Jésus en Jean 15.4,5 : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous […] car sans moi vous ne pouvez rien faire »?

Paul a écrit : « J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Ga 2.20). Comment ce concept radical vous aide-t-il à dépendre de Jésus afin qu’il puisse accomplir la loi de Dieu par vous?

Marcher et grandir en Jésus-Christ nous remplira du fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur et maîtrise de soi (Ga 5.22,23). Comment ces vertus auraient-elles contribué à changer l’attitude des pharisiens envers les activités de Jésus?

Le fruit de l’Esprit ne s’opposera jamais aux commandements de Dieu, puisque « la loi n’est pas contre ces choses » (v. 23). Portez le joug de Christ, et vous apprendrez à marcher dans l’amour, à craindre Dieu et à prendre soin des gens.


Illustration d’Adam Cruft

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