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Article de fond

Jésus vous connaît parfaitement et vous aime

Illustration de Jeff Gregory

Avez-vous voulu cacher certaines choses vous concernant par peur d’être jugé? C’est probablement ce que souhaitait la Samaritaine au puits de Jacob, jusqu’à ce qu’elle rencontre Jésus. Il a défié les conventions sociales en lui adressant la parole et, au lieu de la condamner, il lui a offert l’eau vive. Transportée par l’amour du Sauveur, elle en a ensuite parlé à tous ceux qu’elle rencontrait.

CONTEXTE

Les Juifs et les Samaritains étaient ennemis depuis des siècles, se disputant sur leur lignée et leur religion. Les hommes juifs ne parlaient jamais aux Samaritaines en public. Pourtant, Jésus a engagé une conversation qui devait transformer non seulement une femme, mais un village entier.

LIRE

Jean 4.1-42

RÉFLÉCHIR

Jésus a transgressé des normes sociales pour être en rapport avec des laissés pour compte. 

  • Les disciples « étaient étonnés de ce qu’il parlait avec une femme » (v. 27). Jésus avait bousculé au moins trois tabous sociaux : il avait discuté en seul à seul avec une Samaritaine, dont la réputation laissait à désirer. Qu’apprenons-nous au sujet de ses priorités et des gens qu’il veut que nous servions?

L’animosité entre Juifs et Samaritains remontait à l’an 722 av. J.-C., à l’époque où l’Assyrie avait conquis le royaume du Nord (Israël). Les Israélites qui y étaient demeurés avaient épousé des étrangères, donnant naissance à des métis que les Juifs considéraient comme impurs sur les plans ethnique et religieux.

  • Quand Jésus a parlé à la Samaritaine de ses cinq mariages précédents et de sa situation actuelle (v. 17,18), elle a poursuivi la conversation au lieu de s’enfuir. Quelle différence y a-t-il entre le fait d’être exposé et jugé, et celui d’être connu et aimé?

Cette conversation s’est déroulée au puits de Jacob (v. 12), un endroit très significatif. En offrant à la Samaritaine de « l’eau vive » — meilleure que l’eau que Jacob avait goûtée —, Jésus affirmait une chose extraordinaire au sujet de son identité.

  • Cette femme s’est empressée de dire à tous : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait » (v. 29). Pourquoi a-t-elle ressenti de la joie plutôt que de la crainte à l’idée d’être pleinement connue par Jésus? Que nous apprend sa réaction sur son expérience?

SUITE DE L’HISTOIRE   Les disciples étaient allés à Sychar pour y chercher de la nourriture, tandis que la Samaritaine a transmis une nourriture spirituelle à tout le village, qui est sorti voir Jésus.

  • Quand les apôtres sont revenus avec des provisions, Jésus leur a dit : « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas » (v. 32). Cette nourriture était « de faire la volonté de celui qui [l’avait] envoyé et d’accomplir son œuvre » (v. 34). Les disciples avaient apporté des vivres, mais la Samaritaine a amené des âmes. Comparez ces actions en expliquant comment on peut participer à l’œuvre de Dieu.

Le mot grec pour « vivant » (zao) peut signifier à la fois « manière de vivre » et « eau de vie ». Jésus utilise ce mot pour nous amener à penser à plus qu’à l’eau physique, soit à la vie spirituelle qu’il offre.

  • Jésus a dit aux disciples : « […] levez les yeux et regardez les champs : ils sont déjà blancs pour la moisson » (v. 35). Les gens de Sychar, une récolte visible, allaient à leur rencontre sans que les disciples prennent conscience de l’importance de ce moment. Qu’est-ce qui nous empêche de voir les opportunités spirituelles placées devant nous?

  • La Samaritaine n’a pas attendu de devenir experte avant de donner son témoignage. Elle a simplement raconté son expérience : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie? » (v. 29). Par son exemple, comment cette femme nous encourage-t-elle à parler de Jésus même si nous n’avons pas la réponse à tout?

Jésus a dit à la Samaritaine que « l’heure vient […] où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (v. 23). Ce concept était révolutionnaire. L’adoration ne concerne pas un lieu (Jérusalem et le mont Garizim), mais l’état du cœur devant Dieu.

RÉFLÉCHIR       Dieu nous a créés avec le besoin d’être pleinement connus et aimés. Or, Jésus satisfait entièrement ce besoin.

• La Samaritaine a fait l’expérience de ce dont nous avons tous désespérément besoin : être vus — y compris nos échecs et notre honte — et quand même être aimés, valorisés et invités à entretenir une relation. Cette expérience de la grâce est si extraordinaire qu’elle nous contraint à en parler à d’autres. Comme la Samaritaine, puissions-nous être si submergés par l’amour du Sauveur que nous ne pourrons pas nous empêcher d’inviter les gens à venir voir.