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Article de fond

Quand Dieu est notre trésor, il est doux de languir après lui

Illustration de Jeff Gregory

Il est difficile d’expliquer la soif intense de Dieu qui nous envahit lorsque nous fixons les yeux sur lui. Cette soif de lui allie notre satisfaction à une insatisfaction qui nous motive à nous approcher de lui. Ce qui nous amène à cheminer non seulement avec le Seigneur, mais aussi avec des gens ayant la même vision que nous. Le Psaume 84 est le chant de ceux qui sont satisfaits, tout en étant assoiffés de Dieu.

CONTEXTE

À l’époque, les Juifs se rendaient au Temple de Jérusalem pour y célébrer les fêtes annuelles. Certains psaumes ont été composés pour être chantés durant l’ascension vers le Temple. Bien qu’il ne fasse pas partie des « chants des montées », le Psaume 84 témoigne d’un pèlerinage littéral et métaphorique vers l’Éternel.

LIRE

Psaume 84

RÉFLÉCHIR

Il est bien de languir après Dieu, même si nous ne comprenons pas pleinement ce que nous cherchons.

  • Le Psaume 84 s’ouvre sur une note d’adoration. L’âme de l’auteur soupire et même languit après les parvis de l’Éternel, tout son être pousse des cris de joie vers lui (v. 2,3). Avez-vous ressenti de telles émotions envers Dieu? Quels éléments favorisent ou entravent pareille expression d’amour envers lui?

Le lévite Koré a subi la mort pour s’être rebellé contre Moïse (Nombres 16). Ayant refusé de participer à ses œuvres et ayant été épargnés en conséquence, ses fils sont devenus des gardiens du tabernacle. À l’époque de David, les « fils de Koré » étant musiciens, ils ont composé 11 psaumes, y compris le Psaume 84.

  • Le mot hébreu yediyd, traduit par « aimable » (v. 2) peut aussi vouloir dire « bien-aimé » et transmet le sens d’une affection profonde. Qu’est-ce que ce terme nous révèle au sujet de la différence qu’il y a entre respecter Dieu et le chérir?

  • Le psalmiste nomme « tes résidences » et « tes parvis » pour enfin mentionner « le Dieu vivant » (v. 2,3). Son affection se porte sur des symboles avant de se rendre à la réalité; mais ces choses ne sont-elles que des symboles? Là où elle est accueillie, la présence de Dieu embellit autant les personnes que les bâtisses. Qu’apprenons-nous ainsi de la gloire de Dieu et des endroits où la trouver?

« La vallée des pleurs » (v. 7) pourrait faire allusion à un tronçon de route aride et difficile à parcourir sur le chemin menant à Jérusalem. Baca signifie « verser des larmes ». Nous pouvons y voir qu’un cœur fixé sur Dieu surmonte ses problèmes en préservant sa joie.

  • Sion (v. 8) ne parle pas uniquement de Jérusalem, mais aussi du royaume de Dieu. Que signifie « ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés » (v. 6)?

RÉFLÉCHIR

Nous sommes naturellement attirés vers ceux qui valorisent les mêmes choses que nous.

  • Dans les versets 5 à 8, le ton du psalmiste devient moins personnel. Il songe à la communion fraternelle. Quels mots font allusion à un pèlerinage? Qu’y apprend-on de la relation qui existe entre notre soif de Dieu et les compagnons que nous choisissons?

Sion était une forteresse appartenant aux Jébusiens. David l’a renommée « cité de David ». Le mot « Sion » paraît plus de 150 fois dans l’Écriture et signifiait peut-être « forteresse » ou « monument ». De nos jours, il symbolise Jérusalem et la nation d’Israël, ou l’habitation de Dieu. 

  • Ceux qui marchent côte à côte regardent devant et visent le même but. Leur force augmente pendant la marche, car chacun s’encourage et se motive. En quoi cela ressemble-t-il à des relations pieuses? Pensez aux personnes qui vous entourent, par choix ou par nécessité. Agrémentent-elles votre cheminement vers un Dieu qu’elles chérissent également? Votre présence les motive-t-elle à se montrer fidèles envers Dieu et à songer davantage à lui, même en votre absence?

  • Le psalmiste préférait se « tenir sur le seuil de la maison de Dieu » (pour le servir) que de vivre à l’aise « sous les tentes des méchants » (v. 11). Comment y voyons-nous son engagement envers Dieu? Qu’est-ce que ce verset nous révèle sur l’influence néfaste de mauvais amis?

Dans l’Antiquité, le climat d’Israël était sec. Une pluie était immédiatement porteuse de vie; elle transformait un sol desséché en terre verdoyante où poussaient des fleurs sauvages et du blé. Voilà pourquoi, dans la Bible, la pluie représente souvent la bénédiction et la générosité de Dieu.

  • Lisez les versets 12 et 13. Comment se comparent les récompenses du pèlerin fidèle à ce que « les tentes des méchants » pourraient offrir?

RÉFLÉCHIR

Même languir après Dieu constitue une bénédiction quand nous cheminons vers le ciel.

  • Le cœur du psalmiste est tellement orienté vers Dieu que son cheminement est rempli d’adoration, de scènes de beauté, de problèmes transformés en sources de joie et de compagnons qui glorifient Dieu. Voilà une vie qui donne un avant-goût du ciel.