PSAUME 13.1-7
Si vous avez prié Dieu sans recevoir de réponse, vous n’êtes pas le seul. Les psalmistes connaissaient bien cette expérience.
Les psaumes écrits en conséquence sont remarquablement francs. David n’aseptise pas sa douleur avant d’en parler à l’Éternel. Il crie, se lamente et demande : « Jusqu’à quand, Éternel, m’oublieras-tu sans cesse? » (Psaume 13.2). Il abandonne toute prétention, il ne polit rien. C’est le cri d’un homme qui présente son angoisse à Dieu et s’en remet à lui pour la solution. Or, cette confiance compose le fil de trame des psaumes, même ceux écrits durant les moments les plus sombres.
Les lamentations de l’Écriture ne sont jamais que des plaintes; ce sont des plaintes adressées à Dieu. La douleur est réelle, mais la conviction que celui qui les entend peut agir l’est aussi. Le psalmiste ne perd pas de vue la nature de Dieu, même s’il ne le voit pas intervenir. Voilà le genre de prière qui plaît à Dieu : non pas des paroles éloquentes, mais honnêtes. Non pas la certitude que tout finira comme nous l’espérons, mais que Dieu est présent dans l’attente et qu’il est bon. Quand nous ignorons comment prier, nous pouvons nous inspirer des psaumes. Ils nous rappellent que le seul fait de crier à Dieu est une preuve de foi.
LA BIBLE EN UN AN : ÉZÉCHIEL 13—16