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Article de fond

Jamais seule

Au plus profond de sa solitude, Penny Trotti a senti la présence indéfectible de Dieu.

John VandenOever 1 août 2021

→ Penny Trotti devait retourner au travail.  Son mari était mort d’une crise cardiaque un mois plus tôt, et elle avait écoulé tous ses jours de vacances. « Je travaillais à cet endroit, j’y vivais, nous y étions toujours ensemble », dit Penny des installations de stockage qu’elle gérait avec Johnny. Après la mort d’un être cher, certaines personnes se remettent au travail pour se distraire, mais pour Penny, Johnny était encore présent partout dans cet entrepôt. 

Le soir avant de recommencer à travailler, Penny, allongée sur son lit, a prié ainsi : « Seigneur, je suis incapable de retourner au travail. » Dieu lui a alors rappelé qu’il l’avait toujours accompagnée.

Le soir avant de recommencer à travailler, Penny, allongée sur son lit, a prié ainsi : « Seigneur, je suis incapable de retourner au travail. » Dieu lui a alors rappelé qu’il l’avait toujours accompagnée et qu’il continuerait de le faire. Elle a donc repris le travail dès le lendemain, en pleurant, en riant et en évoquant de bons souvenirs. 

Loquace et cordiale, Penny se lie d’amitié en peu de temps avec les gens. Quand ses clients lui offraient leurs condoléances, elle leur répondait que Dieu la soutiendrait. Une fois, elle a mentionné à une cliente qu’un message audio du pasteur Stanley l’avait réconfortée. Or, cette personne fréquentait l’église du pasteur et avait une amie qui travaillait à la librairie de l’église. Quelques jours plus tard, Penny a commencé à recevoir des livres du pasteur, l’un après l’autre. Ce cycle s’est poursuivi sur six semaines, au bout desquelles elle avait reçu plus d’une douzaine de livres. « [Ma cliente] m’a même apporté une bible d’étude du pasteur Stanley, dont je me sers encore. » 

Durant son deuil, Penny s’est souvent reproché ses pensées et ses sentiments, mais en lisant les livres reçus, elle a compris que ses réactions s’intégraient dans le processus du deuil, qu’elle pouvait poser des questions à Dieu et qu’il était normal d’éprouver ce qu’elle ressentait. 

Trois ans plus tard, Penny a pu encourager une collègue dont le mari était décédé d’un cancer en quatre semaines. Elle lui a parlé de sa propre expérience du deuil, et son amie a ultérieurement affirmé que ses paroles avaient toujours répondu au besoin de l’heure. 

Penny est reconnaissante d’avoir bien traversé son deuil et d’avoir connu la guérison de Dieu, parfois de façon inattendue. Elle a fini par rencontrer Glenn Trotti, qu’elle a épousé. « Johnny était bon et attentif, un mari extraordinaire. Glenn l’est tout autant, sinon plus. Dieu m’a donné des maris formidables. »

Penny et Glenn font tout ensemble : travailler,s’adonner à des passe?temps et faire de la moto.

Penny et Glenn Trotti gèrent ensemble des installations de stockage, non loin de l’ancien lieu de travail de Penny. « Avec du recul, je m’étonne de m’en être tirée. Dieu m’a soutenue tout au long et m’a fortifiée en cours de route », affirme Penny. « Le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation » (2 Co 1.3) s’est servi d’une personne pour la consoler, et Penny se sait appelée à réconforter à son tour tous ceux qui franchissent son seuil. 

Illustrations de Jeff Gregory

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